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Le Magicien d'Oz est à la culture anglo-saxonne ce que les mangas sont à la culture nippone: un incontournable. Feu Michael Jackson disait qu'il était son film préféré. le phénomène Magicien d'Oz, inspiré du livre éponyme écrit en 1900 par L. Franck Baum, sorti en 1939 aux Etats-Unis, version la plus connue réalisée par Victor Fleming avec Judy Garland, très grande star outre Atlantique et illustre mère de...Liza Minnelli, débarque en France en 1946. L'influence du film est telle que des citations sont reprises dans de nombreux films et séries et que l'une d'elle a été considérée comme l'une des phrases les plus célèbres du cinéma américain. De Charlie et la Chocolaterie, Avatar, et Shrek 2, Scrubs à Scooby Doo en passant par Lost: Les Disparus, That 70's Show, Les Simpsons ou encore South Park, l'empreinte du Magicien d'Oz sur la culture pop est tout simplement incontournable.

Dorothy est une petite fille habitant le Kansas. Une tornade vient détruire sa maison et la transporte elle et son chien Toto au pays d'Oz, Oz étant aussi une unité de poids des métaux précieux, un détail qui donne, avec d'autres éléments, une toute autre lecture du conte américain. Là, elle récupère les souliers de rubis -en argent dans l'oeuvre littéraire- de la soeur de la sorcière de l'Ouest qui cherchera à se venger. Elle fait la connaissance de Glynda, une gentille sorcière qui lui conseille de se rendre auprès du fameux magicien d'Oz pour pouvoir rentrer chez elle, au Kansas. Elle doit pour se faire suivre la route de briques jaunes, une des nombreuses séquences musicales du film. En chemin, elle croise un épouvantail qui veut avoir un cerveau, un homme de fer blanc qui veut un coeur et un lion peureux. Arrivés chez le Magicien d'Oz, celui-ci les charge d'une mission afin d'obtenir chacun ce qu'ils souhaitent: tuer la méchante sorcière de l'Ouest. En revenant de leur périlleuse mission, les 4 amis se rendent compte que le Magicien d'Oz est un imposteur. Celui-ci réussit non pas à leur obtenir ce qu'ils veulent avec la magie mais arrive à les persuader qu'ils ont déjà en eux ce qu'ils cherchent. Il aide la petite Dorothy à rentrer au Kansas, mais la tentative échoue, et c'est finalement Glynda, la gentille sorcière, qui montre à Dorothy le chemin pour rentrer chez elle.

On pourrait se contenter de cet univers fantasmagorique et loufoque pour apprécier l'histoire du Magicien d'Oz, mais il existe une lecture beaucoup plus surprenante de cette épopée originale. Lorsque L. Franck Baum écrit cette oeuvre, les Etats-Unis viennent de traverser une période de crise économique si importante que toute la société en est chamboulée, dans l'oeuvre cette crise est symbolisée par la tornade. A l'époque, les agriculteurs, représentés par l'épouvantail s'endettent de façon excessive et les avis divergent sur les solutions à apporter pour résorber cette crise. Willian Jennings Bryan, représenté par le lion peureux, s'attaque alors à l'étalon-or, la valeur phare alors, appuyé par les économistes qui préconisaient d'utiliser également l'argent -les souliers en argent dans le livre, qui en suivant le chemin doré, devaient permettre de revenir à l'étalon or-argent -. C'est finalement William McKinley, représenté par la méchante sorcière de l'Ouest, et fervent défenseur de l'étalon or qui remporte les élections. Dorothy représente l'américain moyen, le bûcheron de fer blanc, les ouvriers, le magicien d'Oz, enfin, étant le leader du parti républicain de l'époque, Marcus Hanna. Une des oeuvres phare de la culture pop américaine est née...d'une crise économique!